Haïti ou l’économie de la séduction criminelle
Les gangs ne sont plus seulement des organisations armées ; ils deviennent des acteurs économiques capables de créer leur propre marché du travail informel.
Pendant longtemps, leur puissance reposait principalement sur le contrôle territorial, les enlèvements, l’extorsion, les trafics et la violence directe. Mais aujourd’hui, leur influence semble s’étendre à d’autres espaces : les réseaux sociaux, les imaginaires de réussite, les relations sociales et les mécanismes de reconnaissance publique.
Une nouvelle forme d’économie parallèle apparaît : une économie où l’argent issu des activités criminelles cherche à se transformer en prestige, en influence et en visibilité. C’est ce que l’on pourrait appeler l’économie de la séduction criminelle.
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