Haïti : la souveraineté mise à l’épreuve
Qu’est-ce qu’il faut faire avec Haïti ? Faut-il aller jusqu’à liquider ce qui reste de notre souveraineté et demander officiellement une tutelle américaine, voire devenir le « cinquante-troisième État » des États-Unis ? La formule est volontairement provocatrice, mais elle traduit une inquiétude réelle : celle d’une souveraineté qui demeure inscrite dans les textes tout en se rétrécissant dans les faits.
Haïti n’est évidemment pas juridiquement sous tutelle américaine. Mais sa dépendance sécuritaire, économique et institutionnelle à l’égard de partenaires étrangers pose une question fondamentale : à partir de quel moment la coopération cesse-t-elle d’être un instrument de souveraineté pour devenir une forme de dépendance ?
La responsabilité ne peut cependant être imputée aux seules puissances étrangères. La porte de l’influence extérieure est souvent ouverte de l’intérieur. Un État incapable d’assurer sa sécurité, de faire fonctionner sa justice, de consolider ses institutions et de produire les ressources nécessaires à son autonomie finit inévitablement par dépendre de ceux qui possèdent les moyens qui lui font défaut.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
1 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
GILBERT Michaelange Darbenzky
Bon travail