Variation sur le temps
La valeur du temps chez nous semble se mesurer à la satisfaction toute béate que nous éprouvons, après avoir patiemment attendu, pour obtenir ce que nous désirions ardemment. Elle ne se mesure ni ne se compte en termes d'argent ou de productivité. Productivité? Le mot clé.
À quelle aune valorisons-nous notre capacité productrice si le temps, qui, dit-on, est de l'argent, n'est pas chez nous un facteur essentiel? Est-ce que le temps passé dans les longues files d'attente pour faire le plein dans les stations à essence est du temps perdu ou du temps valorisé? Si effectivement, comme l'adage le veut, le temps est de l'argent comment arriver à comptabiliser ce temps passé à ne rien faire et à ne rien produire pour l'ajouter au prix de l'essence à la pompe? Qu'est-ce que nous aurions pu faire de plus, qu'est-ce que nous aurions pu produire avec ce temps passé en file d'attente. Je n'ai aucune idée. A-t-on jamais vu l'un d'entre nous ici courir après le temps pour essayer de le rattraper? D’ailleurs, nous ne sommes jamais vraiment pressés (sauf quand il pleut, ou si nous circulons en cortège officiel), est-ce parce que nous pensons et croyons fermement que nous sommes maîtres de notre destin? De fait, puisque déjà nous maîtrisons notre destin, le temps alors n'est qu'un accessoire, une commodité. Est-ce que nous avons vraiment besoin du temps pour fonctionner? Pour faire quoi? Nul ne le sait, ce qui explique, peut-être, pourquoi nous n'avons pas à nous projeter dans le futur puisque rien ne presse sauf les résultats ou la satisfaction de nos désirs immédiats. De plus, nous avons la ferme assurance qu'un jour nous remporterons cette victoire décisive que nous voulions de tout notre être, mais pour laquelle nous ne nous sommes pas engagés. On est en retard sur le programme de l'année académique? On finira un jour par trouver une formule pour organiser les examens de passage. Toujours dans l'expéditif, mais dans le temps que nous avons soit pour en vendre ou pour exporter vers ceux qui n'en ont pas suffisamment, non, jamais!
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2 commentaires
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Billy Prophète
... tel qu'il est raconté dans la Bible (correction)
Billy Prophète
Bon !!!!! C'est un texte qui devrait donner à réfléchir à plus d'un !!! Le temps n'est pas perçu de la même manière aux yeux de tous. Certaines personnes en font bon usage et cela influe favorablement sur le résultat de leurs actions, surtout ceux ou celles qui sont vus comme des modèles de réussite. On peut citer des hommes d'affaires puissants et même les grandes nations qui, eux aussi, font du temps leur principal outil d'évaluation. Par contre, d'autres ne s'en soucient pas vraiment et mènent leur vie comme bon leur semble ; la plupart du temps, ils échouent lamentablement. Malgré tout, il y en a parmi eux des cas de réussite sociale et autres qu'on considère comme étant chanceux !!! II existe beaucoup d'adages qui valorisent le temps, tels que " le temps perdu ne se retrouvera jamais " ainsi que le verset biblique suivant : il y a un temps pour chaque chose. un temps pour rire, un temps pour pleurer " etc. pour ne citer que ceux-là. À mon humble avis, on peut gaspiller le temps et non l'arrêter. Pour en finir, je me demande est qu'on peut vraiment arrêter le soleil, malgré le coup de magie de Josué, telle qu'il est raconté dans la Bible. De toute évidence, c'est un fait insaisissable, car il s"agit ici du surnaturel !!! Merci pour ton texte grâce auquel j'ai pu approfondir ma réflexion.