Haïti a urgemment besoin d’une nouvelle gouvernance !
« Nous mourrons tous, nous mourrons tous, les bêtes, les plantes, les chrétiens
vivants ! », écrivait Jacques Roumain dans son chef-d’œuvre Gouverneurs de la
rosée. Ici c’est la responsabilité humaine dans les catastrophes naturelles que le
grand écrivain pointait déjà du doigt et l'incapacité d’offrir à une population en
souffrance le strict minimum. On est dans les années 20-30.
Près d’un siècle plus tard, ce cri déchirant de Délira Délivrance n’a pas pris une ride. Il garde toute sa verdeur dans la situation de désespoir et de désarroi que vit la population haïtienne ces derniers temps. Les revendications restent les mêmes. Rien n’a changé. Au contraire, la situation écologique a même empiré. Le séisme du 12 janvier 2010 et les autres catastrophes naturelles qu’a connus le pays, les différentes pluies diluviennes, les cyclones, les ouragans survenus au cours de ces dix dernières années sont, à n’en pas douter, la conséquence d’une mauvaise gestion par l’Haïtien de son environnement.
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