Haïti : Une crise métastasée, riche en opportunités
Dans toute l’histoire de l’humanité des crises se succèdent, elles sont inhérentes et même nécessaires à l’évolution humaine. Cependant, comme la mort, elles sont redoutées, puisqu’elles causent pleurs et grincements de dents : l’ordre ancien résiste à la venue du nouveau. Souvent , aucune transition ne s’invite et le choc peut être innommable. Des écrivains comme Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’Économie, auteur, entre autres, de « La Grande Fracture » et Jacques Attali, avec son livre, « Sept Leçons de Vie, Survivre aux crises », y voient de grandes opportunités, il suffit de les prévoir et de s’y préparer. D’aucuns reconnaissent que les géants de l’histoire ne s’illustrent qu’en temps de crises.
Paradoxalement, depuis la geste de 1804 propulsant Haïti au rang des pays libres de décider de par et pour eux-mêmes, triste est de constater que le pays aura raté, quasiment, tous les bons momentums quant à son sauvetage avant, durant et après ses récurrentes crises (politiques, écologiques et sanitaires). Les raisons sont, entre autres et majoritairement, un déficit chronique et endémique de vision, de leadership et surtout une intolérance maladive de ses dirigeants successifs vis-à-vis des contradictions et oppositions.
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