L’échange intervient dans un contexte de profonde détérioration sociale, économique, politique et sécuritaire en Haïti. Une large partie de la population fait face à l’insécurité, aux déplacements forcés, à la perte de revenus, à l’insuffisance des services essentiels et au fonctionnement irrégulier d’institutions fondamentales de l’État.
La violence armée fragilise l’autorité de l’État, entrave la circulation des personnes et des biens et affecte directement les écoles, les hôpitaux, les églises, les autres lieux de culte ainsi que les institutions religieuses et communautaires. Ces structures jouent pourtant un rôle essentiel dans l’éducation, la santé, l’assistance sociale, l’accompagnement spirituel, la protection des populations vulnérables et la cohésion des communautés.
La crise sécuritaire a également provoqué d’importants déplacements de population. Les personnes déplacées sont confrontées à la perte de leurs logements, de leurs moyens de subsistance et de leur accès aux services essentiels. Leur protection, leur retour dans des conditions sûres et dignes et leur participation pleine et entière à la vie politique du pays doivent constituer des priorités.
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