7 février 1986 - 7 février 2026 : responsabilités et irresponsabilités des élites haïtiennes et des «amis» d'Haïti
La première décennie (1986-1996) fut une décennie perdue. Les espoirs immenses de 1986 se sont fracassés contre une série de réalités brutales. Nous avions péché par excès et avions commis des erreurs collectives nourries par des illusions. Le mythe du « Pèp mèt béton », fut une tragédie. Cette idée que la rue pouvait tout régler, sans projet politique structuré ni leadership visionnaire, a été un leurre dangereux. On a confondu l'énergie de la chute d'une dictature avec la patience et la discipline nécessaires pour construire une démocratie et un avenir pour notre peuple. Nous n’avons pas su transformer la colère légitime des masses en mouvement émancipatoire.
En se focalisant sur le «makoutisme» comme seul et unique mal, on a refusé de voir que c'était le symptôme d'une maladie plus profonde : notre rapport à l'autorité, à l'État, et notre tendance à l'intolérance.
Cette double erreur de diagnostic de 1986 a condamné l'édifice avant même que la première pierre ne soit posée. Analysons ces deux points, car ils sont le logiciel qui a fait fonctionner les 40 années de démolition que nous décrivons.
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1 commentaire
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Raymond Alcide Joseph
Mes compliments pour une analyse qui mérite d’être assignée à un livre pour les bibliothèques