Cocktail pour récupérer un bien précieux
L’on a, depuis la nuit des âges, fouillé des valises à la recherche d’objets égarés. Certains aigrefins, quant à eux, sont arrivés à emporter dans leur chemise même des dates historiques. D’aucuns se demandent comment peut-on dérober une date et l’emporter avec soi. Question pertinente! Mais c’est oublier que dans ce lieu où “l’impossible est possible et le possible, impossible”, on arrive jusqu’à décrocher le soleil. Il y a belle lurette que l’on regarde, perplexe, la lumière marcher dans le monde, les mains ligotées, sous les ordres de l’ombre.
La clarté a pris le maquis dans le sillage des vagues affolées et laissé tout un chacun, le visage embrouillé, à l’approche du 7 février. Nul ne semble avoir la réponse concernant qui va prendre le gouvernail du paquebot. La vérité, c’est qu’il a été sans capitaine et a longtemps fait naufrage dans les eaux troublées, depuis que le 7 février a été escamoté.
Cette date mémorable a été compromise dès l’absence d’un conseil électoral permanent, comme le réclame la Constitution de 1987, dont l’une des tâches serait de mettre en place les structures nécessaires et d’organiser des élections à temps, à tous les échelons, pour assurer la stabilité de l’État. Nous avons malheureusement préféré notre état permanent d’exception.
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