Éviter l’inévitable
Si tu donnes toujours ta chaise, ne pleure pas quand on t'oblige à rester débout. Si tu ne poses jamais de limite aux gens, ils apprendront à t'effacer. Celui qui monte trop gentille chaque fois qu'une personne arrive, c'est lui qui cède la chaise. Et à force, plus personne ne le respecte. Il y a des gens à qui tu donnes ta chaise, et d'autres qui doivent rester debout, disait un vieux sage.
Partant de cette parole de sagesse, il est sage, tant qu'il est temps de tenter de rester loin des temptations des politiciens corrompus qui, dans leurs tentatives déloyales, essaient toujours de faire des promesses falacieuses. Faire et refaire les mêmes expériences avec eux, c’est, définitivement de la cohérence de l’incohérence dans un environnement politique incohérent. C’est conjuguer le même verbe d’un temps passé, tout simplement, au temps perdu. C’est aussi planifier le divorce avant même la lune de miel avec un homme d’affaires qui est toujours imparfait dans leurs actions imparfaites.
Dans un pays ou les élites politiques et économiques donnent les priorités au verbe avoir sur le verbe être, tout en remettant en cause tout ce qu’on croyait savoir, il est du devoir citoyen de penser l’intelligence collectif en dehors de soi-même. C’est-à-dire tout en cherchant de comprendre les problèmes quotidiens des masses dans les quartiers défavorisés, c’est se faire le grand dépassement pour aller à la rencontre du peuple et rester attentif à ses besoins.
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Pierre R Raymond
'Eviter l'inévitable" du Professeur Eusau Jean Baptiste L'article du Professeur Eusau Jean Baptiste constitue une analyse incisive des dysfonctionnements de la classe politique haïtienne. À travers un langage imagé et des références à la sagesse populaire, l'auteur dénonce les pratiques corruptrices qui sacrifient l'intérêt national au profit d'ambitions personnelles. Analyse Le Professeur Jean Baptiste ancre sa réflexion dans un proverbe invitant à poser des limites face aux abus. Cette sagesse populaire devient le fil conducteur d'une critique sans concession : les politiciens haïtiens multiplient les promesses creuses pour accéder au pouvoir, puis dilapident les ressources publiques une fois installés. L'auteur interpelle directement ses compatriotes sur la nécessité de rompre avec ce cycle destructeur. Son appel à l'intelligence collective transcende la simple dénonciation pour interroger la responsabilité citoyenne dans la perpétuation de ces pratiques. Points forts L'article se distingue par sa pertinence et son accessibilité. En mobilisant des références culturelles familières, le Professeur Jean Baptiste rend son propos à la fois percutant et ancré dans la réalité haïtienne. Son appel à la conscience collective interpelle et invite à la réflexion. Limite observée Si le diagnostic est précis, l'article reste en suspens sur les solutions concrètes. Comment traduire cette prise de conscience en action? Quels mécanismes institutionnels ou citoyens privilégier pour briser ce cercle vicieux? Conclusion Cette contribution enrichit le débat sur l'avenir politique d'Haïti en posant les bonnes questions. Elle rappelle que le changement exige d'abord une lucidité collective sur les mécanismes qui perpétuent l'échec. Reste à espérer que ce texte nourrira des discussions constructives et inspirera des initiatives concrètes pour transformer l'indignation en action.