L`indulgence intellectuelle du Conseil présidentiel de transition est la cause principale cause de son échec
Dans le journal matinal de Radio Caraïbes de ce lundi 27 octobre, un journaliste a posé la question suivante : « Les trois braqueurs de la BNC ont-ils lâché le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé ? »
Il faisait bien sûr référence à Gérald Gilles, Emmanuel Vertillaire et Smith Augustin. Dans l’opinion publique nationale, cette interrogation traduit le fait que la décision de la Cour d’appel de Port-au-Prince, conférant le statut de président de la République à ces trois conseillers du Conseil présidentiel de transition (CPT), inculpés par un juge d’instruction, n’a pas modifié la perception des citoyens, y compris celle de certains médias. Le dossier reste entier.
Ce n’est ni un décret ni une décision de justice qui peut conférer le statut de président à un citoyen. Dans notre régime démocratique, régi par la Constitution de 1987, le statut du président est défini par un mandat, sa durée et les compétences que lui attribue la Constitution. Autrement dit, en démocratie, nul ne peut exercer le pouvoir sans mandat populaire, sans légitimité, sans avoir été consacré par le suffrage universel.
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