Pourquoi attendre le 7 février 2026 pour faire partir le CPT ?
Le Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive en fin de course. La question n’est plus de savoir s’il doit partir, mais par quoi le remplacer.
Depuis quelque temps, la suspension brutale du suffrage universel est devenue la stratégie privilégiée d’hommes politiques haïtiens dépourvus de toute légitimité démocratique, mais désireux de gouverner le pays. L’opposition multiforme qui a succédé au président Jovenel Moïse s’apprête à passer cinq ans au pouvoir — soit l’équivalent d’un mandat présidentiel — dans le cadre d’une transition circulaire, conçue par des politiciens coupés du peuple, pour se maintenir aux commandes sans son consentement.
Ainsi, la notion même de transition politique a perdu toute signification. Elle est devenue, pour certains acteurs hostiles à la démocratie libérale consacrée par la Constitution, une véritable « banque à dévaliser » en toute impunité. Ce cycle infernal, où des gouvernements élus sont renversés au profit de pouvoirs non délégués pour satisfaire des intérêts personnels, constitue l’une des principales causes de l’instabilité chronique du pays.
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