L’après-CPT : d’anciens chefs de gouvernement sortent du silence
À l’approche du 7 février 2026, date censée marquer l’entrée en fonction d’un président élu, et face à une situation jugée catastrophique, un forum d’anciens Premiers ministres appelle au dialogue, y compris avec le Conseil présidentiel de transition (CPT), pour tenter de trouver une issue à la crise politique.
Ces anciens chefs de gouvernement plaident pour des élections organisées dans les règles. Mais un scrutin dans quatre mois relève de l’impossible. Même dans un contexte stable et avec des progrès réels, il faut en moyenne 18 mois pour mettre en place un processus électoral crédible, sans compter les inévitables retards administratifs. Or, à ce jour, rien n’est prêt : ni sur le plan sécuritaire, ni sur le plan technique, ni en termes de consensus politique.
Tout est au point mort, ce qui se comprend dans le contexte économique actuel. Les partis eux-mêmes hésitent, craignant que leurs véritables adversaires électoraux ne soient pas d’autres candidats, mais les « puissants gangs » qui dominent désormais le pays sur les plans politique, économique et « militaire ». Une telle situation remet gravement en cause l’égalité des chances. Car si les gangs continuent de supplanter un État affaibli, depuis longtemps privé de son monopole de la violence légitime, comment croire à des élections crédibles sans fraude ni manipulation ?
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