Le CPT : le plus grand bluff de la classe politique et du secteur privé haïtien
Quand il a été annoncé, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) devait incarner une nouvelle ère : une sortie de crise, une promesse d’ordre et de stabilité. Mais très vite, l’illusion est tombée. Le CPT s’est révélé être ce qu’Haïti connaît trop bien : un arrangement de coulisses, un partage du gâteau entre une classe politique discréditée et un secteur privé obsédé par ses privilèges.
Rien de nouveau sous le soleil : depuis des décennies, les élites haïtiennes excellent dans l’art du « compromis » qui n’a qu’un but — protéger leurs intérêts. Le CPT n’a pas fait exception. Derrière les beaux discours sur l’inclusion et le renouveau, la réalité est brutale : les syndicats, les mouvements de femmes, les paysans, les jeunes ont été écartés. Une fois encore, le peuple est spectateur d’une pièce écrite par et pour les mêmes acteurs.
Là où le CPT choque le plus, c’est dans son rapport ambigu avec les gangs. Dans un pays où les groupes armés contrôlent des quartiers entiers et dictent la vie quotidienne, difficile de croire que certains politiciens et entrepreneurs liés au CPT n’ont pas leurs « arrangements » avec eux. En vérité, cette proximité — qu’elle soit électorale, financière ou sécuritaire — vide le CPT de toute crédibilité. Comment prétendre restaurer l’ordre quand on pactise, directement ou indirectement, avec ceux qui plongent le pays dans la terreur ?
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