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Vers un départ ordonné du CPT

Vers un départ ordonné du CPT

« Il n'est point de vent favorable à celui qui ne sait en quel port se rendre ». À cette profonde pensée du philosophe Sénèque qui rappelle l’importance de définir une vision et des stratégies coordonnées pour atteindre un certain objectif, j’ajouterais la nécessité impériale de sélectionner à bon escient les responsables de projets de société. Car même au cas où le vent serait propice, en absence de capitaines à la dimension de la noble fonction de piloter la barque, le navire n’obéira pas tout seul à l’alternative d’emprunter la bonne direction. Il n’existe pas de baguette magique. Haïti s’enlise dans un épisode de crise systémique prolongée dont elle peine à s’en sortir en raison d’une panne de vision, mais surtout d’une carence de leadership politique moderne à la hauteur des défis contemporains. Puisque le poisson pourrit par la tête, le déficit de gouvernance qui prévaut au pays charrie un ensemble de dysfonctionnements débouchant sur l’insécurité, l’instabilité et l’asphyxie économique.

En présence de ce cocktail explosif d’une défaillance de l’État combinée à un engagement de mercenaires étrangers disposant de drones kamikazes pour engloutir ces terroristes qui développent la stratégie de se confondre avec la population naïve, le risque d’un carnage est imminent. Afin d’écarter ce danger et de faciliter Haïti à prendre une nouvelle direction, il faut un renouveau sur la scène politique. Un retour à l’équilibre requiert que l’élite probe dont la vocation consiste à incarner une responsabilité morale et sociale s’implique dans cette sphère décisive. Quand la politique veut, l’économie peut. Haïti est face à l’urgence d’amorcer un levier de transformation positive pour stopper cette hémorragie qui paralyse le métabolisme sociétal. Pour changer ce jeu caractérisé par une domination incessante de toute forme de tribulations contre la population, il revient à placer du sang neuf sur le terrain. Le CPT devrait être révoqué et remplacé immédiatement. R.R.I.

D’une monocéphalie faisant la grosse tête dans un affreux narcissisme à une cruelle acéphalie qui a déverrouillé les portes d’accès de toutes les institutions sacrées, le paysage politique haïtien a été marqué par un vide politique abyssal, sans précédent. Les faiseurs de rois de l’Occident croyaient qu’une transition vers une multicéphalie mosaïque serait la panacée au déficit de gouvernance d’Haïti. Ont été ainsi désignés neuf arrivistes proxy-présidents pour dévier la diplomatie nationale du standard diplomatique international. De cette créativité archaïque, les homologues présidents étrangers sont confus à chaque invitation au sommet lancée à Haïti. Cacophonie qui s’est étendue jusqu’aux tribunes de l’ONU qui ne savaient combien de sièges réservés pour combien de fesses aux délégations diplomatiques haïtiennes. La tâche des agents de protocole devenait difficile quand pour un même pays, une suite de présidents défilaient à la queue leu leu. Même Wikipédia et Google n’ont pas pu aider à clarifier les points d’ombre.

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