Faut-il brûler la mémoire pour régler nos comptes avec l’histoire ?
Si le Carnegie Hall venait à être détruit demain, nous rappellerait-on qu’il a été bâti grâce à un empire industriel contesté? Dirait-on que sa disparition est un mal nécessaire, une manière d’en finir avec une époque d’inégalités, d’exploitation capitaliste et de rapines ?
Mais heureusement, la mémoire collective, elle, est plus sage que certains écrivains : elle sait distinguer entre une naissance parfois honteuse, une histoire souvent mouvementée et une perte toujours irréparable.
Et qu’il s’agisse du Royal Albert Hall à Londres ou de l’Olympia à Paris, la logique resterait la même : un monument n’a pas besoin d’être irréprochable pour mériter d’être préservé.
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