Entre clairvoyance et réductionnisme : Une lecture métadiscursive du paradoxe « patriarcat noir et patriarcat mulâtre » de Fred Doura sur l’histoire sociopolitique d’Ayiti
Préoccupations
Ce travail est traversé par une longue équation différentielle que j'ai essayé de résoudre, peut-être dans les limites complexes de l'intercompréhension à la fois discursive et herméneutique de la double pigmentocratie que j'ai vue comme prisme et prison; il est clair que c'est un retour critique sur l’analyse sociopolitique de Fred Doura, que j'ai entamé depuis de longues dates.
Dans son ouvrage « Mythes, paradoxes, réalités et pigmentocratie autour de l’histoire d'Haïti (2015) », Fred entreprend une critique historiographique des logiques raciales et sociales pérennisées depuis la colonie esclavagisante de Saint-Domingue jusqu’à l’État ayitien contemporain. Dans cette prise en calcul, d'abord l’auteur identifie comme nœud problématique la survivance d’une pigmentocratie, ce que nombreux auteurs ayitiens, voulant décroiser les bras de l'histoire d'Ayiti pour dénicher les traces des faits historiques, partagent — soit un ordre social fondé sur la couleur de peau — perpétuée par le double patriarcat noiriste et mulâtriste.
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