Haïti, pris en étau entre le pillage du CPT et la terreur de «Viv Ansanm»
Haïti se consume à ciel ouvert. Les chiffres sont implacables : 5 601 morts violentes (OHCHR, janvier 2025), plus d’un million de déplacés (OIM, janvier 2025). Le pays est défiguré par une double prédation. D’un côté, des gangs fédérés sous l’étiquette de “Viv Ansanm”, qui imposent la terreur et contrôlent des territoires entiers comme de véritables États parallèles. De l’autre, un Conseil Présidentiel de Transition (CPT) illégitime, qui détourne les fonds publics sous couvert de gestion de crise. Pris au piège entre ces deux forces, le peuple haïtien est devenu la cible, la victime, le butin.
Les bandes armées ne sont plus de simples groupes criminels de quartier. Depuis leur fédération stratégique, inspirée par des figures comme Jimmy “Barbecue” Chérizier et des complicités présumées à l’international, elles ont compris que la domination du territoire vaut bien plus que le kidnapping improvisé. À Croix-des-Bouquets, Lanmò 100 Jou fait office de gouvernement local. À Carrefour, le chef Krisla se permet de réclamer la nomination d’un agent exécutif intérimaire à la mairie, comme s’il exprimait une fatigue administrative. S’agit-il d’un aveu d’impuissance ou d’une manœuvre concertée avec le CPT ? La question mérite d’être posée. Les terminaux pétroliers de Varreux, les installations portuaires de Cité Soleil, la Banque de la République d’Haïti à Delmas : toutes ces infrastructures vitales continuent de fonctionner sous le contrôle ou l’influence de groupes armés. Le ministre des Finances, Alfred Metellus, a lui-même reconnu que les gangs récoltent environ 100 millions de dollars par an grâce au racket sur les conteneurs. Ce n’est plus du terrorisme, c’est une économie parallèle fondée sur la peur.
Un CPT prédateur, loin de toute rupture
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1 commentaire
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Mondestin
Ayiti mele ak neg sa yo se sèl bondye pouki di yon mo