« Laissez les morts enterrer les morts » (Math,8,22)
La caricature, que sans autorisation de son auteur anonyme, j’utilise en espérant qu’il me le pardonnera, m’a vraiment causé une choc. Ni positif ni négatif, simplement un choc brutal. Et depuis quasiment une quinzaine de jours, j’ai oscillé entre différentes réactions, dont le silence.
Lorsque se lit sur le cercueil « École 2024-2025 », j’use de ma liberté d’interprétation pour rectifier, car l’école haïtienne est bien ce que je n’accepterais jamais d’enterrer. A la place je lis donc qu’il s’agit d’enterrer la fiction mensongère d’examens d’État censés sanctionner l’année scolaire 2024-2025. Et là j’applaudis sans retenue, au risque d’augmenter la petite collection pusillanimement silencieuse d’adversaires intellectuels que je garde dans mes tiroirs, comme autrefois les timbres dans mon adolescence. Et s’il est normal que parmi les personnalités que je vais irriter se dénombrent les décideurs du MENFP, je ne suis pas insensible à l’incompréhension, au chagrin ou à la probable colère des postulants de 9ème AF et de NS4 (baccalauréat).
Notre société tellement pervertie les a (dé)formés à croire que tout chiffon à en-tête armoriée, portant sceau et paraphe illisible les valoriserait qu’ils m’en voudront sans doute de dire que le roi est nu.
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