Funérailles d’un Conseil présidentiel kwashiorkor
Dans une impotence complice, le Conseil présidentiel de transition (CPT) persiste à exhiber ses biceps d’une paramécie microscopique face aux katas énergiques tracés par les terroristes cachés sous le jupon receleur de la perfide communauté internationale. Parallèlement, à chaque fois que la population s’indigne pour exprimer sa sainte colère et ses frustrations par rapport aux conditions infrahumaines qui lui sont infligées, le CPT expose ses muscles d’éléphant. Cette bête à neuf têtes piétine et écrase sa proie comme une banane mure de son poids colossal d’un géant aux dents pourries. À maintes reprises, gaz lacrymogène, plomb artificiel voire des balles réelles sont dégainés dans les fesses des manifestants pour les accueillir dans une hospitalité agoraphobique dans les parages de la Villa d’Accueil. Pourtant, véhicules blindés, armes de grands calibres et munitions ces mercenaires officiels auraient facilités aux terroristes du « Viv-Ansanm » pour accomplir - comme le Blanc le demande - la mission diabolique de déstabiliser Haïti en sabotant ses infrastructures et persécutant sa population. Paradoxal !
En un an, les chiffres des cadavres et des déplacés s’alourdissent, plusieurs infrastructures incendiées, la capitale se vide, le capital humain s’enfuit, la perte des territoires s’accentue. L’autorité de l’État est anéantie dans un océan de confusion provoqué par des requins exotiques qui galvanisent des amphibies indigènes métamorphosés en serviteurs publics autour du projet macabre de l’ultime catastrophe d’Haïti. À chaque étape après le magnicide du 7 juillet 2021, cet orchestre fredonne une dernière strophe du cantique mortuaire plus sonore que les précédentes. Depuis l’acéphalie pilotée dans une arrogante monomanie par Ariel Henry jusqu’à cette plaisanterie présidentielle aux multiples fesses, la population n’a jamais pu fermer les deux yeux pour plonger dans un sommeil en toute quiétude d’esprit.
Insouciance
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