Le terrorisme en Haïti revêt une dimension multilatérale
« J’annonce aujourd’hui que le département d’État a désigné Viv Ansanm et Gran Grif comme organisations terroristes étrangères et terroristes mondiaux spécialement désignés. L’ère de l’impunité pour ceux qui soutiennent la violence en Haïti est révolue » - Marco Rubio
Le syllogisme, transmis en héritage par l’illustre philosophe Aristote, constitue un outil fondamental de raisonnement logique qui permet d’appuyer des arguments dans divers contextes discursifs, qu’ils soient juridiques, politiques ou scientifiques. Ce raisonnement repose sur trois propositions : deux prémisses (majeure et mineure) et une conclusion qui découle nécessairement de ces deux prémisses. Dans cette perspective, cet article réfère à la logique aristotélicienne pour démontrer par un enchaînement déductif que plusieurs agences multilatérales contribuent activement au terrorisme qui sévit actuellement en Haïti.
En effet, dans les lentilles du Département d’État des États-Unis, toute entité qui fournit un support au groupe criminel Viv-Ansanm participe au terrorisme (majeur). Pourtant, dans son discours de promotion de la fédération de la bande criminelle G-9 et alliés – ancienne appellation de Viv-Ansanm – le BINUH a offert son soutien inébranlable à l’association des gangsters du Viv-Ansanm (mineur). En fonction de ces deux prémisses, il est évident que le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) s’associe au terrorisme (conclusion). Auquel cas - comme souvent le cas d’ailleurs de plusieurs pays faisant objet de convoitise de leurs richesses par l’impérialisme ravageur - le terrorisme ayant cours en Haïti aurait un caractère multinational. Les langues, les poches et les mains d’un ensemble d’acteurs politiques, d’hommes d’affaires et plénipotentiaires étrangers sont pleinement trempées dans le terrorisme en Haïti. En plus des mesures sévères contre les petits monstres visibles de la jungle qui ne tarderont pas à disparaître de l’échiquier, quel est le sort réservé à leurs concepteurs et complices locaux et internationaux ? À bien des égards, Viv-Ansanm est l’arbre qui cache la forêt d’une criminalité justifiée par un ensemble d’enjeux géopolitiques colossaux. À ce stade, le Département d’État américain détient la responsabilité éthique de trancher de manière complète et objective sur cette problématique d’un terrorisme à plusieurs strates.
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