Propriété intellectuelle : L’affaire « 4 KANPE » et l’urgence de spécialiser la magistrature haïtienne
L’actualité culturelle haïtienne vient de raviver un vieux débat : celui de la protection juridique des œuvres musicales et du traitement judiciaire de la propriété intellectuelle en Haïti. L’affaire qui oppose les superstars Joé Finger « File », Burna Boy et le producteur Fabrice Rouzier autour de la chanson « 4 Kanpe » ne se limite pas à une simple querelle artistique. Elle pose, en réalité, des questions essentielles sur la compétence de nos juridictions à trancher de tels contentieux.
Cette chanson, rendue populaire par Joe Dwet File, puise ses racines dans une longue chaîne de transmission artistique. Fabrice Rouzier l’avait déjà reprise dans le cadre de son projet Haïti « Troubadou » dans les années 2000, avec la présence du comédien « Tonton Bicha » dans une version intitulée « Je vais » sous la demande de Fabrice Rouzier. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : l’œuvre originale appartient à Père Dodo, avec le titre Ti Tasse, symbole du patrimoine musical haïtien.
Un cadre légal en place mais sous-exploité
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