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Récits déviants -Sobriquets de femmes caïds à Port Dauphin

Récits déviants -Sobriquets de femmes caïds à Port Dauphin

Les femmes caïds gagnent des épaulettes aux cotés des chefs avec qui elles ont des relations de maitresses. Ce sont aussi celles qui s’amènent pour des orgies communément appelées “Krèy”. Elles se sacrifient leur ascendance sociale contre des pourboires tirés des opérations de rançonnement de la population. Ce sont généralement de filles mineures assujetties à l’esclavage sexuel mais aussi aident dans des tâches d’informatrices “Toutè”. Elle se faufilent comme des anguilles pour s’immiscer dans les scènes de la vie quotidienne en empruntant des salons de beauté et en attirant les gars naïfs qui sont des flâneurs de la ville. Ces femmes côtoient aussi de sobriquets anémiés  quand elles s’échappent de leur titre de “Manman baz”.Le prototype des Femmes caïds est révélateur de vertus inouïes et ivres dans la déviance.

Voici l’histoire de ces femmes rapportées dans des ragots de toutes sortes qui leur rendent célèbres par les récits déviants. En effet, une fois c’était le cas de ces femmes qui suivent les bribes d’exposés d’une émission radiodiffusée de libre tribune sur la situation des femmes en Haïti, en pleine opération dans ses activités souterraines. Elles entendent par coups des expressions : violence contre les femmes et les filles ; entrecoupées de messages sur « madan sara, potomitan’ de l’économie ; puis, s’évadent pour une proie facile. Elles reviennent sur des pas de somnambules pour découvrir et ne flirter qu’avec des antonymes.

C’est le cas du mot » invisible « capté plutôt comme son dans un message sur le travail invisible dans cette émission. C’est de l‘effet entraînant de la culture mondaine qui moule, mâche et fait dédoubler même les mots ». Ban m yon son « c’est une demande familière d’une entrevue pour le décor de son travail journalier car l’heure du journal s’empresse. Le son accélère la vitesse du travail. En même temps, on pense à la formule répétitive d’un comédien à savoir « se pa ti vités non «. C’est du bon jeu. Du bon « game » dans le franglais haïtien par analogie au spanglish du Portoricain.

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