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Trump ou le trompe-œil d'une tradition américaine qui ne peut plus simuler la gouvernance démocratique

Trump ou le trompe-œil d'une tradition américaine qui ne peut plus simuler la gouvernance démocratique

Entre le parti démocrate et le parti républicain, il n'y a pas de différence principielle. Car, historiquement les deux partis ont toujours défendu les intérêts des États-Unis au nom de la constitution et le peuple américains. Deux attributs fondamentaux de la démocratie des États-Unis qui n'étaient pas un pays  démocratique, quand Alexis de Tocqueville en faisait des éloges dans son ouvrage " De la Démocratie en Amérique". Ce rappel aurait été utile aux Européens au moment où J.D Vancer se proposait de donner une leçon de démocratie aux à 'Union Européen. Mais, ce qui nous empêcherait pas de questionner l'avenir de la démocratie américaine, dans ce contexte mondial de menace de guerre, et avec le réarmement et les offensives économiques en cours. monsieur Donald Trump serait-il le trompe œil d'une tradition américaine qui née peut plus simuler la gouvernance démocratique, avec le masque du soft power?

L'idée de la tolérance et celle de melting-pot n'a pas été au fondement idéologique des États-Unis qui ont toujours protégé les valeurs anglo-saxonnes, ancrées dans un protestantisme réactionnaire. Bien que le discours de campagne des démocrates d'aujourd'hui  semble le faire croire. C'est au contraire pour cela que nombre d'intellectuels de l'élite d'origine de la bourgeoisie aristocratique de la France du 19eme siècle n'ont jamais cessé de juger le livre de Alexis de Tocqueville comme un livre d'exotique qui se nourrit de prétentions plutôt romantiques vis-à-vis des américains de cette époque des pionniers des treize États en phase devenir l'État fédéral que nous connaissons aujourd'hui. Cependant, les idées de Alexander Hamilton, de James Madison, et de John Jay devaient esquisser la voie pour la construction du système social, politique, économique et militaire des États-Unis d'aujourd'hui, et ont inspiré à la fois le parti républicain et le parti démocrate ayant réalisé et défendre l'hégémonie américaine dans le monde. Mais, avec la question de l'esclavage des noirs d'abord, et ensuite l'intégration de ceux-ci dans la démocratie américaine, après l'abolition de la servitude dans les états du sud par le président Abraham Lincoln. Donc, il a fallu que les décisions de la gouvernance politique de Washington ait eu deux objectifs complémentaires: d'abord, la structuration du nationalisme d'existence dès États-Unis, avec des intérêts et des différences difficilement conciliables dans les faits sociaux. Ensuite, l'opérationnalisation de la doctrine du président James Monroe dans l'avènement du nationalisme de puissance des États-Unis, en s'adaptant aux changements d'une Europe conflictuelle à cause du partage de l'Afrique et du racisme intra continental, mais qui détenait toutes les potentialités d'être des puissances dominatrices à côté des États-Unis.

Sans avoir mérité les palmes de l'anti,-colonialisme et de l'anti-esclavagisme montant du 19eme de l'Amérique des nations, l'élite bourgeoisie de la révolution de 1789 en France ne voulait point approuver le livre de Tocqueville et pouvait se justifier en critiquant l'esclavage des noirs dans les états du sud des États-Unis et les manières qu'elle jugeait sauvages de ce pays, dont la culture serait une batardise de la culture des anciens colons anglais. Se revendiquant d'être les héritiers des Lumières, les plus radicaux de cette élite croyaient que les états -unisiens devaient être policés par les êtres raffinées de Versailles qui était devenu le symbole des valeurs républicaines pour les Etats modernes, malgré la restauration de l'Empire napoléonien qui avait contrait le célèbre écrivain Victor Hugo a l'exile. Mais, les états -unisiens se sont plutôt inspirés de la culture victorienne pour la création d'une nation différente de la nation anglaise, mais qui n'aurait pas moins eu à bénéficier de la révolution intellectuelle et industrielle de l'Angleterre. Et c'est au regard de cette symbiose historique d'une pensée créole en Amérique et des racines anglo-saxonnes que s'expliquent les alliances politiques, économique, idéologiques, et militaires entre les deux pays en 1914-1918 et 1939-1945. Une sainte Alliance qui était à l'origine de la victoire de l'Europe contre l'Allemagne nazie, de la conférence de Yalta, et de la marche des démocraties Européennes, conditionnées par le plan Marshall de la reconstruction de pays effondrés sous les feux des États-Unis bombardements.

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