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Gangs en embuscade, MMAS en déroute : La poudrière de l’Artibonite à travers une approche communicationnelle

Gangs en embuscade, MMAS en déroute : La poudrière de l’Artibonite à travers une approche communicationnelle

Le 25 mars 2025, sur les coups de la première moitié de la soirée, une colonne de la Police nationale d'Haïti (PNH) et de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) a été prise au piège à Savien, dans l’Artibonite, par de sinistres criminels juteux dans l'arrogance mortifère de la chair humaine. J'ose le dire, mais permettons cette conditionnalité positive, où il semblerait que ce sont les gangs armés qui détiennent la force du savoir en stratégie de communication pour s'attaquer aux autorités et à la population civile plutôt que les forces de l'ordre. Les grands coups de filet des gangs témoignent de retracer cette approche. Le mode opératoire – embuscade, pièges mécanisés, harcèlement continu – s’inscrit dans les stratégies classiques de guerre asymétrique. Tout au long du cheminement de notre préoccupation sur cette nouvelle dynamique insurrectionnelle de Viv Ansanm à Savien, je prête mon petit doigt à Mao Zedong héritier d'une longue tradition en stratégie communicationnelle asymétrique face à l'ennemi, puis par une approche logico-sémantique, je ferai le tour du communiqué de presse issu de la direction de MMAS, pour en dégager les biais communicationnels.

Nos invités théoriques : entre deux jeux communicationnels

La thèse selon laquelle « en combat, si l’on n’attaque pas l’ennemi dans son fief, il prend l’avantage tôt ou tard » trouve une résonance évidente dans l’histoire militaire et la littérature stratégique de l'information. Des penseurs comme Carl von Clausewitz, en De la guerra (1832, pp. 88-102) et Sun Tzu, en El arte de la guerra (Ve siècle av. J.-C., chap. 6) ont soutenu que la guerre repose sur l’initiative, la capacité à dicter le tempo du conflit et à priver l’ennemi de ses bases arrières. Plus récemment, David Galula, en Contrainsurgencia : Teoría y práctica (1964, pp. 45-67), a montré que le contrôle du terrain et l’élimination des sanctuaires ennemis sont essentiels pour empêcher les groupes armés de regagner en puissance.

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