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Quand l’ULCC joue les gendarmes, Hédouville paiera-t-il vraiment l’addition ?

Quand l’ULCC joue les gendarmes, Hédouville paiera-t-il vraiment l’addition ?

Dr. Renan Hédouville, ancien Protecteur du Citoyen (octobre 2017-novembre 2024), est désormais dans l’œil du cyclone. Accusé de corruption par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), il se retrouve pris entre le marteau de la justice et l’enclume des suspicions politiques. Cette situation soulève une vague de tensions médiatiques. Suivant des informations et des opinions recueillies, certains parlent de persécution politique et de violation de droits d'un haut fonctionnaire de l'État, alors que certains spécialistes du droit s'appuient sur le privilège de juridiction, d'immunité et de la saisie du statut de l’ancien protecteur du citoyen diligentés auprès de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA). Ce qui est clair, le protecteur est recherché. Mais, la question qui se pose jusque-là : l'ULCC peut-elle faire office de police judiciaire ? Comment comprendre que la justice administrative cherche à capturer un protecteur de citoyens ?  S'agit-il de simples coups de balai contre l’impunité, ou encore, a-t-il pris sa grosse part du gâteau dans le festin où chacun y convoite une tranche? En tout cas, c'est l'avis de recherche contre le professeur des droits Humains qui est ma préoccupation première.

En Haïti, la corruption a neuf vies. À peine un scandale éclate qu’un autre surgit. Cela illustre la théorie de la boîte à canons, un mal enraciné dans les rouages de l’État. Après l'affaire de Me Aviol Fleurant issu du Ministère de planification et de la coopération externe, l’ULCC tente de serrer la vis. Elle lâche ses chiens, Hédouville dans le collimateur. S'appuyant sur l'article 11, alinéa 2 du décret du 8 septembre 2004 créant l’ULCC, le Directeur Général, Jacques Hans Ludwig Joseph, semble déterminé, dirait-on. En revanche, des observateurs avisés soutiennent que ses actions sont souvent perçues comme des règlements de comptes maquillés face à ce mal qui a la peau dure, la corruption.

L'émission d'un avis de recherche contre l'homme de loi par l'ULCC soulève des interrogations quant à la nature de cette démarche. Dans le cadre d'une enquête administrative, demande-t-on, l'ULCC peut-elle faire office de police judiciaire ? A cette intrigue, l'article susmentionné donne la charge au Directeur Général, lequel est habilité à constater les infractions de corruption, à en rassembler les preuves, à en rechercher les auteurs. En cas de besoin, il peut requérir directement le concours de la force publique ».

Le fait que M. Renan Hédouville a boudé l’invitation à l'audition de l'enquête, qui est d'une assortie volontariste, non répressive, cette instance administrative indépendante, est-elle véritablement compétence de recourir à la force pénale ? Dans l'opinion, certains y voient comme une persécution, un étranglement  politique, surtout lorsqu'on considère que M. Hédouville, en tant que Protecteur du Citoyen, aurait pu prendre des positions contraires aux intérêts de certains acteurs politiques, lorsqu'il occupait la fonction de protecteur du citoyen. Cependant, les accusations portées contre lui sont graves et nécessitent une enquête approfondie. Il est essentiel que la justice suive son cours de manière impartiale et selon les régimes infractionnels. Ce qui permettrait à la balance pénale de garantir le principe de la reddition des comptes pour ainsi renforcer la confiance des citoyens.nes dans les institutions publiques.

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