Port-au-Prince: une ville cannibale
La machine infernale de la violence criminelle de la coalition terroriste VIV ANSANM est mise en branle à Port-au-Prince quelques jours avant la fin du mandat de Leslie Voltaire et l’installation de Fritz Alphonse Jean dans le cadre de la présidence tournante du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). De Kenscoff à Carrefour-Feuilles en passant par Delmas et Tabarre, sans oublier une bonne partie de l’Artibonite, le sol est inondé de sang des victimes innocentes. Plus de 300 morts en moins de trois semaines. La douleur est poignante. Les cris sont profonds. Les larmes forment une rivière débordante. L’angoisse est envahissante. Et le désespoir couvre la capitale. La perle des Antilles devient en l’espace d’un cillement une mer rouge dans un cercle de feu.
Au début du mois de février, un bébé de deux mois-arraché des bras de sa mère fuyant en catastrophe l’arrivée des terroristes à Kenscoff -a été balancé dans le feu. Il est brûlé vif. Rongée par la douleur et la tristesse, sa mère sombrait dans la folie avant de partir le rejoindre dans l’éternité ténébreuse. À Delmas 30, un père circulant en pleine rue sur brouette avec le cadavre de son garçon tué par les terroristes de VIV ANSANM pour aller vers une destination qu’il a lui-même ignorée.
Le 11 février dernier, un étudiant assistant à un cours est tué en pleine salle de classe au Centre d’études diplomatiques et internationales (CEDI) d’une balle perdue à la tête.
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