Haïti : Devant l’indifférence de l’État, soutenons les réfugiés et la résistance face à la terreur des gangs
La violence des gangs se poursuit de façon ininterrompue sur presque l’ensemble des quartiers de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince et dans plusieurs localités du département de l’Artibonite. Après les quartiers de Solino, Pernier et Nazon, Kenskoff constitue la dernière zone en date à être attaquée et où, au moins, une centaine de personnes sont lâchement massacrées. Plusieurs maisons y sont réduites en cendre causant ainsi une partie importante de la population à devenir des réfugiés dans son propre pays. Ces personnes s’ajoutent à plus d’un million de femmes, hommes et enfants vivant dans des conditions infrahumaines dans des camps de déplacés improvisés.
Aujourd’hui, l’effondrement de ce qui reste de l’État haïtien est juste une question de temps. Les statistiques donnent froid au dos : les violences sexuelles touchant les enfants atteignent plus de 1000% (mille pour cent), on dénombre 88 000 cas de choléra et le recrutement par les gangs d’enfants soldats est estimé à 70%. Des statistiques horribles auxquelles la grande presse fait rarement écho.
Les cris de ces êtres humains qui subissent massacres, tortures, viols tombent dans des oreilles de sourds. Avec la montée de Donald Trump au pouvoir, l’hypocrisie de la politique internationale étatsunienne s’estompe. La domination impériale qui a toujours déterminé cette politique se montre à nu.
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