Les conséquences des inconséquences électorales : un dilemme électoral à l’Université d’Etat d’Haïti
Le Conseil Exécutif (CE) composé d’un Recteur, de deux Vice-recteurs dont l’un traite des affaires académiques et l’autre de la recherche, est en charge de la gestion de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et doit se renouveler à travers des élections chaque quatre ans selon les articles 17 et 18 des Dispositions Transitoires qui la régissent. Lesdites élections doivent être organisées par une Commission Electorale Centrale (CEC) en réunissant 36 électeurs dont 33 issus des 11 entités du département de l’Ouest à raison de 3 représentants par entité soit, un doyen, un professeur et un étudiant, et les 3 membres du CE. Jouissant d’une indépendance absolue, la CEC traite de tout ce qui est élection à l’UEH, en matière d’organisation des élections du CE strictement, de supervision et de gendarme des élections qui se tiennent dans les entités en vertu des articles 2 et 6 de la charte électorale. Le système électoral étant en place, pourquoi les élections devant renouveler le CE buttent à un cul-de-sac ?
Lumière sur quelques concepts
Selon Douglas C. North, un des tenants de la Nouvelle Economie Institutionnelle (NEI), les institutions sont les règles du jeu dans une société, c’est-à-dire des contraintes formelles ou informelles définies pour modeler les interactions humaines indifféremment du champ de transaction, qu’il soit social, économique ou politique, dans lequel elles prennent forme. Visant à réduire les incertitudes, elles limitent le nombre de choix des individus dans un arrangement sociétal et protègent l’intérêt individuel, et celui du collectif en conséquence. Toutefois, elles ne peuvent être effectives sans l’intervention d’un groupement d’individus préposés à les appliquer et à les faire respecter pour atteindre un objectif commun. Pour la NEI, ce regroupement d’individus dénommé organisation est constitué pour rendre effectives les institutions. Sans lui, les institutions ne sont que des lettres mortes, mais avec lui, elles sont dynamiques en subissant des changements en fonction de l’évolution des affaires humaines et des valeurs sociétales des membres de l’organisation appelée à les implémenter (North 1990, pp 3-7). *
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2 commentaires
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Poincy
À moi, au nom de l’UEH, de vous remercier d’avoir pris du temps pour lire le texte afin de mieux comprendre les dessous d’une réalité mal comprise…
Julien ST VAL
Merci d'avoir mis du temps à nous pondre ce texte, lequel nous éclaire sur la situation. Succès déjà à vous !!!