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Quand Dimitri Hérard sort de l’ombre

Quand Dimitri Hérard sort de l’ombre

Les fracassantes déclarations de l’ancien responsable de la sécurité du Palais national, Dimitri Hérard, ne font que confirmer une évidence : toute enquête sérieuse sur l’assassinat de Jovenel Moïse doit impérativement commencer par son entourage. Toutes les pistes, toutes les connexions logiques mènent inévitablement à ceux qui étaient censés veiller sur lui… ou plutôt, à ceux qui ont détourné le regard au moment fatidique.

D’un côté, la témoin directe, dont les incohérences dans son témoignage sont plus évidentes qu’un morne haïtien. Elle affirmait avoir eu les bras cassés – un drame, certes –, mais cela n’a laissé aucune trace visible. À ce niveau-là, on n’est plus dans le domaine du miracle, on frôle la magie noire. De l’autre, un personnage dont l’innocence affichée est digne d’un mauvais télévangéliste : l’homme qui ne savait rien, mais qui répétait "Alléluia" en boucle, avec un sourire éclatant comme du lait de brebis fraîchement trait. Et puis, cerise sur le gâteau, il osait déclarer devant les caméras que « tout était sous contrôle ». Mon œil !

Nous voici donc plongés en plein royaume de l’impunité, ce pays magique où la corruption ne se cache même plus – elle parade, danse, prononce des discours et distribue des tee-shirts. Et au centre de cette scène, un certain Claude Joseph, qui, comme par enchantement, se retrouve à la tête d’un parti politique florissant. Il faut dire que son programme est séduisant : « Votez pour moi et la corruption deviendra non seulement légale, mais recommandée ! » Résultat ? Des militants excités, des soutiens qui chantent ses louanges comme on chante les psaumes du dimanche. Ti Claude, ce héros qu’on ne cherche même plus puisqu’il est partout, en pleine lumière, tel un phare dans la nuit… sauf que son éclat ressemble plutôt à celui d’un néon blafard dans un commissariat douteux.

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Henri D. Baptiste

De toute façon, à l'avènement d'un autre pays (un rêve) si Dimitri Hérard (il ne fait pas honneur à la famille Hérard) est encore en vie, il pourra plaider sa cause par devant les juges. La presse au rabais, partisane et les réseaux sociaux ne constituent pas des tribunaux. En citant le nom du très régretté Léon Charles, ce qui fait penser à la journaliste Liliane Pierre-Paul. Contrairement à la société moribonde, Mme Pierre-Paul avait du mal à comprendre l'attitude de Léon Charles, après l'assassinat du filleul Jovenel Moise. Sans se gêner, pour parodier Liliane, Léon Charles jouait le rôle d'un procureur. Bien sûr, très mal adroit et suspect! Comme au temps du messie JB Aristide, le présumé assassin et évadé de prison Dimitri Hérard commence à avoir des fans au sein des "analfabèt pa bèt" et des crédules. Peyi d Ayiti ak nan dyaspora bay anpil moun nayif tankou fiyèl Jovenel. Sanble yo fèk kare pran nan adipopo marasa, nan parenn/fiyèl, krèy G9 ak lòt zagribay pou kontinye mennen n nan twou latrin pirèd. Incroyable!

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