Haïti : Sous-développement, superstitions et massacre
Du 6 au 7 décembre 2024, Haïti a sombré une fois de plus dans un épisode de terreur qui illustre les ravages du sous-développement chronique, des superstitions populaires et de l’impunité des gangs armés. À Cité Soleil, près de Port-au-Prince, un massacre atroce a été perpétré sous les ordres de Monel « Micanord » Félix, chef d’un puissant gang. Convaincu que son fils malade était victime d’un « mauvais sort », il a orchestré une vengeance sanglante, accusant sans preuve les habitants du quartier de sorcellerie. Environ 200 personnes, principalement des personnes âgées et des pratiquants de vaudou, ont été torturées et exécutées.
Ce drame, surnommé par les médias locaux « le massacre des sorciers », dévoile non seulement la violence inhumaine des gangs mais aussi les liens complexes entre pauvreté extrême, croyances populaires et effondrement de l’État haïtien.
La peur et la superstition au service de la barbarie
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