Repenser l'Université d'Etat d'Haïti: Ensemble pour la reconstruction physique du Campus
Dans le quotidien Le National en date du 22 novembre 2024, publié est un article sur Repenser l'Université d'État d'Haïti (UEH) (https://www.lenational.org/post_article.php?tri=2001) par Jean Poincy, vice-recteur aux affaires académiques et candidat au poste de recteur pour les prochaines élections à l'UEH. Il est évident que cet article est publié dans le cadre de nous faire part de sa vision pour l'UEH.
Repenser une université est un grand rêve ou une grande décision. Il faut créer une synergie entre des acteurs ayant de fermes volontés et un esprit de persévérance. Une université peut prendre du temps ou même plus de 50 ans pour se structurer ou se restructurer physiquement et académiquement. Jusqu'ici, vers près de deux cents ans de fondation, l'UEH n'évoque sérieusement ni l'idée de se structurer, ni celle de se restructurer finalement. Il parait qu'elle est encore à son début. Dans le cas de cette analyse, voyons le côté physique de l'évolution de l'UEH.
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6 commentaires
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Rhodner Orisma
Le texte n'est pas écrit pour les élémentaires mais pour des gens comme vous qui etes capable fe faire la différence entre les facultés classiques, les instituts et écoles. Le texte a une idée générale, c'est ce qu'on dit en anglais main idea. Ainsi, nous avons dit des le début les facultés et les ecoles. Nous n'avons pas besoin de tout préciser, sinon c'est vouloir rater trop de temps dans le texte. Le texte est ecrit pour un public avisé et voilà pourquoi les sigles FE, INAGHEI, ENS, IERAH, etc., n'ont pas été définis! Passons! Le texte ne se concentre pas sur les entités vraiment. L'idée centrale, c'est la construction d'un campus central à l'UEH afin de mieux organiser son espace et ses services. C'est une discussion autour de cet objectif. Nous ne discriminons aucune université. Nous essayons de créer un challenge afin que les dirigeants haitiens puissent faire un effort pour doter l'UEH d'un campus central adéquat. Merci pour votre compréhension et votre participation dans le débat.
Samuel PIERRE (TOUTBON)
L'auteur semble confondre les notions de faculté et d'université. Hormis l'IERAH et la FLA, aucun espace universitaire privé du pays ne peut être comparé aux entités de l'UEH. En considérant l'exemple de l’Université Quisquéya, cet espace relativement restreint regroupe toutes ses facultés, ce qui équivaut, à peu près, à une seule faculté de médecine ou de l’ethnologie de l’UEH, et demeure inférieur à une faculté comme celle d'agronomie. En comparant les infrastructures de Quisquéya (ou d'autres institutions privées) à celles des facultés dispersées de l’UEH, l'auteur élève implicitement chaque entité de l'UEH au rang d'université. En fusionnant toutes les entités de l'UEH — leurs ressources, leurs productions académiques en matière d'enseignement et de recherche — on obtiendrait un immense espace universitaire. Par ailleurs, chaque faculté de l'UEH dispose de sa propre bibliothèque. Si toutes ces bibliothèques étaient réunies sur un même campus, elles constitueraient la plus grande bibliothèque d’Haïti. À ce jour, la majorité des universités privées que l’auteur semble vouloir valoriser au détriment de l’UEH ne dispose d’aucune bibliothèque véritablement structurée. Par conséquent, au lieu de publier ce pseudo-article propagandiste et discriminatoire envers l’UEH, l'auteur, en tant que professeur de cette institution, devrait plutôt entreprendre une étude impartiale sur les infrastructures universitaires en Haïti. Une telle étude pourrait être soumise à une revue scientifique pour une évaluation par les pairs, sur des bases objectives et rigoureuses. En rédigeant un texte de cette nature, l'auteur se discrédite au point qu'on peut légitimement douter de son statut de professeur d’université. Il est impératif de mettre fin à cette politique destructrice consistant à rabaisser les institutions publiques pour plaire à certains acteurs du secteur privé, dans le but de récolter des bénéfices marginaux. Ces pratiques ne font que fragiliser, voire détruire, les institutions haïtiennes qui, malgré les nombreuses contraintes, s’efforcent d’offrir un minimum de services à la population.
Poincy
Il faudra peut-être lire le texte de vice-recteur: https://www.lenational.org/post_article.php?tri=2001
1 réponse
Samuel PIERRE (TOUTBON)
Le texte du vice-recteur est un texte objectif qui se focalise sur la quête d'une solution au problème des locaux touchant une grande partie des entités de l'UEH, en raison du climat de violence quasi-totale que connaît la capitale depuis ces dernières années. C'est ce genre de réflexion dont nous avons besoin pour notre université. Nous nous opposons à tous ceux qui veulent réduire l'UEH au détriment des infrastructures universitaires privées, dont la grande majorité dépasse à peine une entité de l'UEH. Dans l'ordre normal des choses, avoir un campus réunissant toutes les entités de l'Ouest peut être une bonne option, un espace comportant des résidences universitaires à des prix préférentiels. L'accès aux services de base (eau, électricité, restaurant universitaire, hôpital, buanderie) et aux espaces de loisirs serait garanti. En attendant d'avoir un tel espace et un régime unique pour toute l'Université, il n'est pas nécessaire, sous prétexte de vouloir publier, de comparer les infrastructures de l'UEH aux pseudo-universités logées dans des infrastructures équivalentes à celles d'une entité de l'UEH prise de manière isolée. Les impacts du séisme sont encore visibles dans certaines entités de l'UEH, mais dire que les entités de l'UEH sont logées dans des structures anarchiques, au même titre que les écoles boulette, est un acte de méchanceté et une tactique pour anéantir la valeur de l'enseignement supérieur public, comme on l'a fait pour l'enseignement classique avec les écoles nationales et les lycées. L'UEH restera debout en dépit des contraintes ! Nous avons besoin de professeurs et de citoyens haïtiens qui souhaitent effectivement contribuer au relèvement de la qualité de l'enseignement en Haïti par des actions et des réflexions constructives. Les idées discriminatoires sont anathèmes.
Dudrot CADET
Si cette approche exclut le campus de Limonade qui connaît une dégradation progressive au niveau structurel et menacé d'une défaillance académique par l'instabilité des ressources humaines que matérielles, je pense que les idées du candidat-recteur ne dépassent nullement l'UEH à Port-au-Prince d'où sa conception républicaine de la métropole au moment où la décentralisation de tout se révèle un impératif pour le bien du pays. La Faculté de Droit, des Sciences Économiques et de Gestion du Cap-Haïtien qui connaît déjà tant de gloire et les autres écoles de Droit et des Sciences Économiques ne sont pas envisagées au sommet. Toutefois, la loi créant l'UEH doit être abrogée pour garantir la légitimité des entités des provinces laquelle disqualifierait toute discrimination et ainsi pallier toute autocratie et possibilité du boycott et de corruption. Espérant que ça soit certain, envisager un campus à Port-au-Prince pourra favoriser la structure du Campus Henry Christophe de l'UEH à Limonade dans sa participation administrative au conseil exécutif de l'UEH avec ses 6 facultés présentes. Les deux campus auraient à la tête de chacune un conseil de gestion. Une autre mention est que la FMP se trouve proche de son centre hospitalier, l'HUEH appartenu également au MSPP, alors que pour le campus, La FSS peine à dire que l'HUJ l'appartient et l'EML est manacée par une dissolution à cause d'une exclusion orchestrée par l'administration de l'HUJ en y envisageant la rentrée d'autres universités privées, que fait l'UEH? Elle doit certainement dire si elle va fermer l'EML ou signer sans précédent l'accord rattachant l'HUJ au campus car pas de médecine sans stages hospitaliers, sans internat et résidence hospitalière digne d'un troisième cycle attaché à l'institution donnant la formation en médecine.
1 réponse
Rhodner J. Orisma
Merci Cadet pour vos larges commentaires! C est un autre article ! Intéressant !