Au paroxysme de la déchéance
Hideux, abject, minable..., les qualificatifs ne manquent pas pour décrire ce désordre au plus haut sommet de l’Etat. Pourtant, de l’autre côté, notre étoile nationale continue de faire briller notre Bicolore, avec fierté, honneur et mérite. Quelle représentation subliminale de notre chère Patrie ! Nous ne le répèterons jamais assez, Haïti n’est pas la risée du Monde, car le pays ne se dirige pas, il est dirigé. Lorsqu’on est dirigeant, on aime son pays, on ne le dénigre pas dans des spectacles gratuits, on le défend partout et en tout. Car, à ce niveau, on cherche la gloire, l’honneur et la dignité. C’est valable pour tous les vrais patriotes du monde, les Haïtiens compris.
Selon la Charte des Nations Unies, l’objectif fondamental de cette Organisation est de « préserver les générations futures du fléau de la guerre » et de « proclamer à nouveau sa foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes ». Quelle fierté a-t-on, aujourd’hui, de se précipiter vers le lutrin de cette organisation mondiale qui est dévoyée trop longtemps déjà de son objectif principal et de sa raison d’être ? En tant que membre fondateur de l’organisation, nous avons la légitimité de choisir celui ou celle qui est digne de prendre la parole au nom de cette Nation. Le jeu ne vaut plus la chandelle, car le temps d’Emile SAINT-LOT à la tribune des Nations Unies ne sera plus jamais. Faute d’un Président élu, nous sommes dans un tourbillon de Présidence tournante qui ne marchera jamais et qui se désagrège pour le malheur du pays, comme si toute la malédiction du monde tombait sur nous.
Avez-vous besoin des loupes magiques pour voir que, désormais, l’Organisation mondiale n’existe que pour diriger et sanctionner les petits Etats, par le biais des missions déstabilisatrices ? Haïti est un exemple type. L’ONU est impuissante et incapable d’empêcher, voire d’arrêter celles en cours. Si pour certains petits Etats, L’ONU est une tribune de dénonciation des discriminations, par contre, pour les grands, elle n’est qu’un instrument de manipulation et d’assujettissement. Devons-nous citer des guerres multilatérales, mais stratégiquement bilatérales, des guerres à distance entre les Etats, des guerres racistes, des guerres discriminatoires, des guerres de la faim, des guerres civiles importées, des guerres fratricides provoquées, des guerres épidémiologiques visant à détruire des groupes ciblés, ect. Les guerres se multiplient partout et sous toutes les formes.
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1 commentaire
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Irma Méralus
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