Adieu le triptype : dignité-intégrité-honnêteté !
Agissons vraiment pour mieux communiquer. Si la communication est d’argent, l’action est d’or. Le vin est tiré, il faut le boire, car la boucle est bouclée de la pire des manières, à un moment où l’on croyait avoir droit à une lueur d’espoir. Pourtant, les agissements de ceux-là qui devraient inspirer confiance et qui donneraient de l’espoir, sont aux antipodes de la moralité, ils frisent l’insupportable. On dirait qu’il s’agit d’un pays de sourds, de muets, d’aveugles, de voraces, de rapaces, de malhonnêtes, de corrompus, d’inhumains, de traîtres, des dirigeants en transit. En réalité, nous sommes des parlants, des entendants, des voyants et des êtres humains, à l’instar des autres. Cependant, à la vue du niveau d’inhumanité dont font montre des dirigeants haïtiens, dans leur cruauté face à la misère des autres, nous avons la légitimité de nous questionner sur la santé mentale de ceux qui nous dirigent.
En effet, dans certaines démocraties du monde, en période électorale, on fait du porte-à-porte à la manière des témoins de Jéhovah, dans d’autres on fait de quartier en quartier, alors que pour la plupart on fait de ville en ville. Par contre, les plus pragmatiques pensent que le porte-à-porte est réservé à ceux qui ont du temps à perdre et qui, en réalité, ne font presque rien ou rien du tout. Quant à cette stratégie, de commissariat en commissariat, ça marche, le résultat est concret. Il n’y a pas de meilleur moyen que d’utiliser des nationaux, des dirigeants en transit pour détruire un pays, sans la participation visible des étrangers, des vrais faux amis. Si petit à petit, l’oiseau fait son nid, c’est parce qu’il a du temps devant lui, mais de maison en maison, de quartier en quartier, de ville en ville, cela ne marchera jamais, car le temps est compté si l’on ne veut plus compter des cadavres dans la Capitale devenue Port-au-Gang, dans la vallée de l’Artibonite en particulier, dans le pays en général avec le phénomène « Bwa kale », cette forme de justice populaire, faute de justice étatique.
Jacques VERGES, dans son ouvrage titré : « Dictionnaire amoureux de la justice », de manière ironique, a écrit : « On a le droit de tuer son semblable en le privant du pain, on n’a pas le droit de le tuer à coups de couteau ». Pourtant les souffrances de la faim et de la misère dépassent l’entendement en Haïti, elles font plus de morts que toutes les armes de destruction réunies. Selon le professeur Bertrand BADIE, la faim dans le monde fait plus de six millions (6,000.000.00) de victimes par an. En dépit de la monstruosité de la faim dans le pays, on n’en parle presque pas, étant donné que cela ne concerne que les sans-défenses, les laissez pour compte. La tendance, c’est d’aller vers la criminalité causée par des armes à feu et des armes tranchantes, comme si la catastrophe la plus destructive qu’est la faim n’était pas imputable aux dirigeants. C’est Von LISZT qui le dit « Une bonne politique sociale est la meilleure politique criminelle ». La politique sociale doit primer sur la politique criminelle, si l’on veut vraiment lutter contre la criminalité organisée.
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.