Le statuquo toxique
Dans la fidélité, l’administration Conille-CPT assure la continuité du théâtre macabre d’une politique sale imbibée de propagandes, de mensonges, de méfiance et de scandales de corruption. De la blancomanie à la blancolâtrie, la servitude précoce déferlée par l’administration CPT-Conille aurait détrôné l’assujettissement ignoble du gouvernement Henry qui marchait tête baissée et colonne vertébrale courbée devant le Blanc. Pour conforter les mauvais larrons et patrons des élections truquées, Leblanc a récemment raconté des salades devant le Blanc, quel Blanc alors ? Dans les lentilles aveuglantes des privilégiés de la bulle officielle, « Haïti Is open for Business ». Pourtant, l’insécurité s’exacerbe ; les massacres se multiplient ; davantage de territoires sont perdus.
Le Blanc pervers est obsédé par un unique projet qui se résumerait à une soi-disant démocratie : organiser des élections. Il s’en fout que celles-ci soient contestables et contestées, sans compter les crises postélectorales qui en découleraient. D’ailleurs, le Blanc lui-même constitue le principal vilain des élections truquées déjà réalisées en Haïti. Selon son agenda mesquin, il nous impose des imposteurs et des usurpateurs aux axes les plus sensibles de la société. L’héritage cacophonique actuel légué par le régime criminel PHTK sur lequel le Blanc avait jeté son dévolu en 2011 émane de ce modèle pernicieux que Ricardo Seteinfus baptise de « stratégie du caméléon ».
Rien n’a changé dans le fiasco politique. Ce règne CPT-Conille repose davantage sur un ministère servile à encenser le Blanc par des machinations et des mensonges éhontés dans l’optique de le mener à l’extasie du septième ciel. Par le choix unanime de Garry Conille - qui est un véritable outsider en comparaison avec des Premiers ministrables que ces conseillers présidents côtoyaient dans leurs chambres et leurs salons - le bon sens y percevait tôt un acte thuriféraire pour plaire au patron de l’Occident. Aujourd’hui, les officiels du CPT et du gouvernement optent de pécher plus gravement par l’idolâtrie de s’agenouiller et de s’humilier en s’attelant à noyer le poisson par des élucubrations fascinantes pour faire plaisir au Blanc.
De telles pratiques du « géopolitiquement correct » pour étouffer la vérité se révèlent constamment déficitaires pour la collectivité. À ce stade critique qui requiert une urgente homéostasie, Haïti a besoin de citoyens dignes, aptes à regarder le Blanc dans le blanc des yeux pour définir un agenda favorable au regain de la dignité et de la souveraineté nationale.
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