Billet de conjoncture
L’impuissance des autorités aux déclarations de guerre des gangs !
Après plus de trois mois de gouvernance du duo CPT-Conille, la priorité numéro un des Haïtiens – la sécurité – se fait toujours attendre. Tant que les deux routes nationales ne sont pas libérées et les chefs de gangs hors d’état de nuire, on ne peut pas parler de résultats concrets. Même si le chef de la police se targue d’avoir réprimé plus d’une centaine de présumés bandits, les citoyens attendent avant tout de l’Etat la possibilité de pouvoir circuler librement. Et les personnes déplacées souhaitent retrouver chez elles et pour nombre d'entre elles, leurs conditions d'hygiène actuelles sont plus précaires que celles suivant le séisme.
Le gouvernement s’occupe de nombreux dossiers à la fois, mais ce qui préoccupe particulièrement les Haïtiens, c’est de voir les nouvelles autorités rectifier le désastre engendré par les administrations précédentes, lesquelles ont laissé les bandes armées prospérer dans leurs propres intérêts politiques. La population est consciente que le problème sécuritaire ne peut pas être résolu du jour au lendemain. Toutefois, il est impératif d’agir tout de suite pour restaurer la confiance des citoyens. Ces derniers attendent des résultats concrets afin de pouvoir reprendre leurs activités économiques et sociales à un rythme normal.
Le peuple haïtien espérait des solutions du gouvernement CPT/Conille dans le domaine sécuritaire, mais la situation s’empire profondément. Ces jours-ci, les chefs bandits s’enhardissent de plus en plus. Il suffit juste d’écouter les provocations d’un Ti Lapli et la mise à exécution de ses menaces pour être convaincu de l’impuissance crasse des autorités haïtiennes face à ces terroristes qui déclarent la guerre à toute la nation. Ils ne sont pas spécialement virulents aujourd’hui à la capitale, leur lieu de résidence, – peut-être en raison de la présence kényane ou de la détermination du nouveau chef de la police de sévir ; ou tout simplement parce qu’ils considèrent tout Port-au-Prince comme un territoire acquis (perdu), – mais ailleurs ils font la pluie et le beau temps.
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