Haïti : ancienne et nouvelle transition, même réalité
Le peuple haïtien espérait un regain de confiance avec la nouvelle transition, fruit d'une coalition de droite et de gauche, comprenant des partisans de l’ancien régime et de l’opposition. Ces dirigeants, issus de la classe possédante et de la classe moyenne aisée, semblent indistinctement prêts à tout pour protéger leurs intérêts, engendrant ainsi une corruption endémique, particulièrement au sein de l’administration publique où la pratique de corruption, pris dans toutes ces formes, est monnaie courante.
Malgré leurs promesses de mettre fin à l’impunité et à la corruption, les nouveaux dirigeants ne parviennent pas à rompre avec les pratiques déloyales du passé. Ils continuent de clamer qu’ils allaient divorcer des périodes d’impunité, alors que les détourneurs de fonds publics jouissent toujours de l’impunité.
A entendre leurs discours, les dirigeants actuels laissent espérer un vent d'espoir pour les populations marginalisées et les déshérités des quartiers populaires, en particulier ceux souffrant dans les camps de déplacés de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Malheureusement, selon des rapports d’organismes internationaux comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en août 2023, le nombre de déplacés internes, chassés de leurs milieux par les gangs armés, s’élève à environ 165 000. En début de 2024, l’ONU rapporte que ce nombre a grimpé à plus de 578 074 personnes, incluant plus de 310 000 femmes et filles et 180 000 enfants.
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