L’occupation actuelle d’Haïti : un secret de polichinelle
Vous direz pour nous à Dessalines, a confié Anténor FIRMIN aux dépouilles de l’amiral Killick aux Gonaïves, que contrairement à ses ordres, nous avons introduit les Blancs dans nos affaires. Et ils constituent la cheville ouvrière de toutes nos turpitudes.
Depuis l’assassinat de l’empereur Jean Jacques DESSALINES, père fondateur de la nation en 1806, Haïti, la première République nègre, est livrée aux mains de l’ennemi, les blancs, pour élire ses gouvernants. Voter une loi. Remplir son ventre. Exécuter un projet, fût-ce de lattrinisation…
D’aucuns pourraient se demander et se demandent : d’où le Blanc tire-t-il cette légitimité, lui qu’on avait d’abord vaincu, chassé à coups de fusil, et qui nous avait fait payer par la suite un lourd tribut pour avoir droit d’exister comme des « êtres humains » ?
Aujourd’hui, après tant d’années indépendante (plus de 200), Haïti est en train de vivre une crise sanglante de gouvernabilité, la plus grande de son histoire, un chaos généralisé, disent certains.
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