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Cataclysme : le prix du sophisme politique

Cataclysme : le prix du sophisme politique

« Mon peuple périt, faute de connaissance… (Osée 4 :6) ». Par analogie, Haïti meurt, faute de conscience de l’élite à s’approprier l’évidence de la causalité de la politique sur la stabilité et le développement. « Si les justes se taisent, les pierres crieront ». La nature ayant horreur du vide ; puisque les citoyens compétents et honnêtes étaient réticents à s’immiscer dans l’arène politique pour y remplir les fonctions sacrées consistant à fournir des services d’éducation et de santé au profit de la collectivité, les nuls et les mules avaient envahi la sphère publique. N’est-ce pas que des sénateurs inutiles et de connivence dans le kidnapping en ont fait des aveux ? Yes Aya ! « Les salops ont mis le feu au paradis » !

La chorégraphie dramatique de la république emblématique a été sciemment concoctée par une intrusion criminelle internationale qui a consolidé une instauration officielle du banditisme au sommet de l’État. La dialectique et la maïeutique auraient été les seules armes à brandir pour empêcher ce tableau lugubre dépeint par des crapules. Malheureusement, par lâcheté ou inconscience, les institutions de vigie avaient brillé par leur cécité et leur mutisme, taisant la plaidoirie de la « Vocation de l’élite » tenue par Jean P. Mars. Recevant une onction démoniaque, la bêtise s’était confortablement installée aux axes politiques avant de défiler graduellement dans une fière allure sur le sentier apocalyptique.

Règne de mascarade politique et de débandade institutionnelle, les contrebandiers économiques ont pris du poil de la bête. De multiples noms de famille autrefois « honorables » étaient salis dans le vol, la drogue, le kidnapping. Le poisson pourrit par la tête. À la faveur de cette médiocratie rancie, les narcotrafiquants et les trafiquants d’armes illégales étaient tranquilles à entreprendre leurs négoces souterrains. Les balises ont été sautées au cours de cette voyoucratie qui a coiffé de véreux dealers au contrôle des boutons stratégiques des institutions régaliennes. Sous la farouche domination de ce régime malicieux, la corruption se déclinait en tout temps et en tous lieux, à tout âge, entre père, fils, Saint-Rémy et alliés, sans contraintes légales.

Un quinquennat étant trop éphémère, la gourmandise effrénée de ces exterminateurs des ressources publiques avait commandé des manœuvres maléfiques avec la perspective de surfer dans la bulle officielle ad vitam aeternam. La paix sociale en a été perturbée par l’expansion d’une palanquée de petits monstres des rues, à la solde d’une présidence aveugle qui ignore le revers du phénomène de la créature monstrueuse de Frankenstein.

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Josue Deleon

Merci cher compatriote pour cet article. Souhaitons que les esprits avisés et concernés puissent le lire et en tirer profit. Continuez à être utile à notre chère patrie.

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