De l’ouragan annoncé, seulement du vent pour l’instant
Guy Philippe a menti. Moïse Jean Charles s’est ridiculisé. Claude Joseph relativise. Ariel Henry et acolytes célèbrent. Ces derniers qui n’ont fait que rouler dans la farine toute une population pendant presque trois ans de règne, ont réussi à dire une vérité par la voix de Michel André, lui qui est l’infâme d’une génération entière. « Le 7 février serait un jour comme un autre ».
Un jour comme un autre en Haïti, dans la compréhension populaire et dans la schème de pensée de l’ancien avocat du peuple, c’est un jour de kidnapping, d’insécurité, de misère, d’incertitude. S’il faut suivre son regard et s’il faut se référer à la conduite malsaine de ce pouvoir dont il est membre à part entière et dont il jouit tous les privilèges qui s’y adjoignent.
Mais soit, si l’on doit croire, et si ces mouvements de révolte découlent d’une lutte réelle et sérieuse, n’ayant essuyé qu’un revers, il est évident qu’ils en ont gagné la première manche. Ce qui les a mis en confiance et avec raison. En atteste l’adresse décousue et pourfendue d’Ariel Henry qui, bien loin de son habitude, a créé la surprise, pour certains tout au moins, car on espérait l’entendre se prononcer avec un peu plus de bon sens et bien moins soûlé que de coutume.
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