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La discipline militaire, creuset d’apprentissage d’honneur, de respect, et de patriotisme véritables.

La discipline militaire, creuset d’apprentissage d’honneur, de respect, et de patriotisme véritables.

            « Le premier qui fut roi fut un soldat heureux ». Cette affirmation de François Marie Arouet ne vaut rien sans la phrase complémentaire suivante : « Qui sert bien son pays n’a pas besoin d’aïeux ». La carrière emblématique par excellence du service est le métier des armes. On y entre en ayant à l’esprit que sa vie sera toujours en danger. Le salaire qu’on en tire est une pitance, une moquerie même. Ce qui attire les âmes sous l’étendard et l’uniforme, c’est le sens du devoir. Celui-ci transcende les talents, les vertus, la loi, la morale, la religion, les professions, la condition sociale et l’appartenance politique. Le soldat est, par définition, Gardien réel de la République de manière plénière. L’image la plus glorieuse de la Divinité est celle du Dieu de toutes les Armées visibles et invisibles, Roi de tous les mondes (Adonaï Tz’vaot Mélèkhha Olamim). Le Messie des religions se réclame d’une soldatesque apocalyptique. En général, le Conquérant assume le profil d’un soldat vainqueur. L’Armageddon redoutable des croyants ne peut se passer de l’œuvre du soldat. Peu importe  que ce dernier soit homme, ange ou démon. Dans le cadre de la protection des vies, de la préservation des biens, la devise de toute république est essentiellement résumée dans l’expression latine : « Si vis pacem para bellum. » (Si tu veux la paix, prépare la guerre). L’état n’existe pas sans cette présence physique d’une force militaire, psychique, disciplinaire, technique appelée à sauvegarder les acquis divers ramassés tout le long de l’histoire. Existe-t-il une correspondance étroite entre le délabrement vertigineux de notre société et le démantèlement des Forces Armées d’Haïti ? Quel est le rôle de l’Armée dans la Rédemption historique d’Haïti ?

            Déclarons, a fortiori, que les Forces Armées d’Haïti incarnent la Nation haïtienne elle-même dans son intégralité. Pour étayer une telle affirmation, il convient de relire notre histoire. En effet, une Mère est incontestablement la source biologique de sa progéniture. De manière similaire, Haïti provient de l’Armée insurrectionnelle. D’aucuns parlent de consubstantialité. D’autres évoquent le terme ésotérique ‘Trans substantialité’. Dans l’un et l’autre cas, on entend dégager la substantialité ou l’essentialité de ce qui a prévalu lors de la naissance d’Haïti. Nous préférons la paternité, la valeur créatrice et fondatrice de l’Armée dans le cas d’Haïti.

            En effet, la puissance, la force, la crainte, la dextérité et l’habileté forment l’assise ou pierre angulaire du pouvoir politique et de l’administration harmonieuse de l’État. La préservation de l’intégrité nationale, dans tous les sens, exige la prééminence des Forces Armées d’Haïti. Comment expliquer une telle affirmation ?

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