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À la rencontre de Louis Delorme Gilles, le politique, le modeste et le probe

À la rencontre de Louis Delorme Gilles, le politique, le modeste et le probe

Pestel doit sa renommée non seulement à son café dans le temps, sa traditionnelle fête de la mer, mais aussi à ses luttes pour les conquêtes sociales et à ses grands hommes qui ont écrit leurs noms en lettres d'or dans les annales de l'histoire du pays. De tous ces personnages, on retient le nom du modeste Louis Delorme Gilles qui s'est fait connaître par son aura, sa capacité intellectuelle et surtout par sa probité. Ce texte est écrit pour parler de ce Pestelois authentique dont le nom est peu cité et inconnu de la jeunesse, un modèle en politique peut-être à suivre. Il représentait en son temps un symbole parfait de l'honnêteté politique, un combattant, un leader vertical contre la répression et l'injustice sociale, justifié par son attitude et son comportement quand il était juge de paix à Corail. Avec son verbe, il a défendu les intérêts supérieurs du département de la Grand'Anse. Qui était-il réellement?

Né à Pestel en 1884 ( source: https://agh.qc.ca) de l'union de Delorme Gilles (1864-1905) et de Marie Félicité Bernard (1864-1952), Louis Delorme Gilles fut l'ainé des cinq enfants de sa famille. Le mariage de son père et de sa mère était historique (Fignolé, juillet 2013). Il a mis un terme au refus de la famille Bernard, mulâtre de souche, de se mélanger avec les Gilles, noire de couleur. En plus, leur union a mis fin à une année de contentieux entre les Bernard et les Gilles, remontant au bombardement de la ville en 1883 par les troupes gouvernementales de Lysius Jeune Salomon dirigées par le général Sabourin aidé par un certain Métès Cayemittes (Vigoureux, 1909). Les Bernard rendaient Louis Gilles III, le grand-père de Louis D. Gilles, responsable de cet évènement terrible parce qu'il était l'unique allié du pouvoir dans la commune. 

Le jeune Louis Gilles avait fait ses études primaires à Pestel. Après les avoir achevées, il fut placé en pension par son père alors commandant de la commune (ancien nom du chef de police), à Port-au-Prince, au Petit Séminaire Collège Saint Martial pour entamer ses études secondaires. Il était membre du corps musical dudit établissement.

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James Saint Germain

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