Football/ Espagne
Ancelotti face à la justice espagnole
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L’étau judiciaire se resserre autour de Carlo Ancelotti. L’entraîneur du Real Madrid, déjà auréolé de gloires sur les pelouses européennes, pourrait voir son image entachée hors des terrains.
Le parquet espagnol a requis quatre ans et neuf mois de prison contre lui pour avoir dissimulé plus de quatre millions d’euros de revenus liés à ses droits à l’image lors de son premier passage au Real Madrid (2013-2015).
Si l’Italien plaide l’ignorance, arguant que le club lui-même lui avait proposé ce montage contractuel, le ministère public, lui, dénonce une volonté manifeste de fraude, soutenue par l’usage d’une société écran domiciliée aux Îles Vierges Britanniques.
Mais derrière ce réquisitoire spectaculaire se cache un air bien connu du football ibérique.
Comme Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, ou José Mourinho avant lui, Ancelotti s’inscrit dans une longue tradition de “petits arrangements” avec le fisc, souvent soldés par des amendes salées et des peines symboliques.
Le cas de Xabi Alonso, relaxé malgré cinq ans requis, ou encore les accords express conclus par Modric, Mascherano et même Shakira en 2023, laissent entrevoir pour l’Italien la perspective d’un dénouement moins carcéral qu’annoncé.
À Madrid, l’histoire semble se répéter, entre tribunaux, stars millionnaires et fiscalité créative.
Gérald Bordes
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