Face à l’IA, l’ONU mise sur la science – pendant que les abus se multiplient
À New York, mercredi, les Nations Unies ont franchi une étape décisive dans leur tentative d’encadrer une technologie qui transforme déjà les sociétés à marche forcée.
Devant les journalistes, le chef de l’organisation a annoncé avoir soumis à l’approbation des États membres une liste de 40 experts, issus de toutes les régions du monde, appelés à siéger au futur Panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle.
Le principe de ce panel avait été acté dans le Pacte pour l’avenir, un accord intergouvernemental sur le numérique signé en 2024. Cette fois, l’organe prend corps. « L’IA avance à la vitesse de la lumière », a averti le Secrétaire général, António Guterres, soulignant qu’« aucun pays ne peut, à lui seul, voir l’ensemble du tableau ». L’enjeu n’est plus de débattre de l’opportunité d’un tel mécanisme, mais d’en faire un outil opérationnel, capable d’éclairer les décisions politiques dans un paysage technologique saturé de promesses, de peurs et de désinformation.
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