Les réserves d’eau douce s’épuisent, le monde doit s’adapter
Le monde entre dans une nouvelle ère hydrique, où les perturbations de l’approvisionnement en eau tendent à devenir la norme. Débits des fleuves, nappes phréatiques et glaciers montrent tous des signes de changements persistants, a averti jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
« Il ne s’agit pas d’une simple mauvaise année, mais d’un signal persistant depuis une décennie », a déclaré Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM, lors de la présentation du dernier rapport de l’agence sur l’état des ressources en eau mondiales.
L’évaluation montre que 2025 a été l’une des années les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débits fluviaux à l’échelle mondiale. Les débits ont été inférieurs à la normale sur 36 % de la superficie des bassins fluviaux de la planète.
Il s’agit également de la septième année consécutive au cours de laquelle les cours d’eau affichant des débits proches de la normale sont restés clairement minoritaires. Pour l’OMM, ce constat illustre un cycle de l’eau de plus en plus irrégulier et difficile à prévoir.
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