Sit-in des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) à Port-au-Prince
L’urgence d’une réponse nationale face à la rupture d’accès aux antiretroviraux
Dans un contexte de crise multidimensionnelle où le pays vacille entre insécurité, effondrement des services sociaux et précarité généralisée, une autre urgence, silencieuse mais tout aussi dévastatrice, menace aujourd’hui la santé publique et la dignité humaine : la rupture de traitement des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).
Ce lundi, des dizaines de PVVIH, soutenues par des associations communautaires, ont manifesté pacifiquement devant le Villa d’Accueil, siège du pouvoir du gouvernement, pour alerter les autorités sur une situation intolérable : le non-accès aux antirétroviraux (ARV), traitement indispensable pour leur survie.
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Rigaud Duverna
À un moment aussi crucial de la vie nationale où tout est vulnérabilité, on me peut se permettre d'exposer le pays à une catastrophe sanitaire de plus. Déjà, la fermeture des centres de soins dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, de Mirebalais et d'une bonne partie du département de l'Artibonite devrait alerter la société dans son ensemble. Prendre en charge les PV-VIH, ajourd'hui, est une urgence humanitaire et une priorité. Avec cet article, Madame Nicolas rend un grand service à la nation. Aux concernés de bien vouloir en prendre acte et agir en conséquence.