Châtiments corporels et santé
Les châtiments physiques ou corporels sont définis par le Comité des droits de l’enfant de l’Organisation Nations Unies, qui supervise la Convention relative aux droits de l’enfant, comme « tous châtiments impliquant l’usage de la force physique et visant à infliger un certain degré de douleur ou de désagrément, aussi léger soit-il ».
Selon le Comité, la plupart de ces châtiments donnent lieu à l’administration d’un coup (« tape », « gifle », « fessée ») à un enfant, avec la main ou à l’aide d’un instrument − fouet, baguette, ceinture, chaussure, cuillère de bois, etc. Ce type de châtiment peut aussi consister à, par exemple, donner un coup de pied, secouer ou projeter un enfant, le griffer, le pincer, le mordre, lui tirer les cheveux, lui tirer les oreilles ou bien encore à forcer un enfant à demeurer dans une position inconfortable, à lui infliger une brûlure, à l’ébouillanter ou à le forcer à ingérer quelque chose.
D’autres formes de châtiments non physiques sont également cruelles et dégradantes, et donc aussi incompatibles avec la Convention, et souvent elles accompagnent les châtiments corporels ou s’ajoutent à ceux-ci. Il s’agit, par exemple, des châtiments tendant à rabaisser, humilier, dénigrer, prendre pour bouc émissaire, menacer, effrayer ou ridiculiser l’enfant.
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