Alors que la République dominicaine intensifie ses opérations de contrôle migratoire et de rapatriement, le Groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés (GARR) exprime de vives préoccupations quant au respect des droits fondamentaux des ressortissants haïtiens. Dans un entretien accordé à notre rédaction, Katia Bonté, coordinatrice du GARR, revient sur l’ampleur des expulsions, les traitements dénoncés ainsi que les conséquences de ces mesures sur les familles, particulièrement les femmes et les enfants.
La situation des ressortissants haïtiens en République dominicaine demeure « extrêmement préoccupante », selon le GARR. D’après Katia Bonté, le durcissement des politiques de contrôle migratoire s’est traduit par une intensification des opérations d’arrestation et d’expulsion visant les Haïtiens présents sur le territoire dominicain.
Toutefois, au-delà du principe même du contrôle migratoire, le GARR s’inquiète surtout des modalités de mise en œuvre de ces politiques et de leurs répercussions sur les droits fondamentaux des personnes concernées. L’organisation fait état d’une vulnérabilité croissante des migrants haïtiens, dans un contexte où les pratiques migratoires dominicaines seraient devenues, selon elle, de plus en plus arbitraires et discriminatoires.
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