Dans un rapport de 94 pages, le Groupe d’experts des Nations-unies dresse un constat alarmant de la crise multidimensionnelle qui secoue Haïti, en particulier sur le plan sécuritaire. Selon ce document, entre octobre 2025 et avril 2026, 3 165 personnes ont été tuées et 1 551 blessées à la suite de violences armées. Parmi les victimes recensées, 65 % l’ont été lors d’opérations de sécurité, tandis que 30 % ont été touchées lors d’attaques menées par des gangs.
Le rapport souligne que, sous la direction d’individus sanctionnés, les gangs ont continué à commettre de graves violations des droits humains, notamment des homicides, des violences sexuelles et fondées sur le genre, des enlèvements contre rançon, le recrutement forcé d’enfants, la destruction de biens et des actes d’extorsion.
Au-delà des personnes visées par des sanctions internationales, de nombreux autres chefs de gangs ont poursuivi des activités répondant aux critères de désignation. Les experts relèvent également une forte augmentation des violences sexuelles depuis le début de l’année 2026. Les viols collectifs de femmes et de jeunes filles perpétrés par des hommes armés figurent parmi les formes les plus graves de ces exactions. La violence des gangs a entravé l’accès à l’aide humanitaire ainsi qu’aux services essentiels, notamment l’éducation, et a entraîné la fermeture de plusieurs établissements de santé et organisations humanitaires.
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