Le niveau d'inquiétude augmente
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La situation de tension se poursuit dans l'aire métropolitaine. Les policiers qui envisagent d'implanter un syndicat au sein de la PNH et les forces armées d'Haïti se sont affrontés, hier, au Champ de mars. Le spectacle était de mauvais goût. Au moins deux morts et des blessés sont à déplorer. La communauté internationale craint le pire.
Mardi 24 février, la mobilisation est reprise. Des barricades de pneus enflammés sont érigées dans plusieurs points stratégiques de la capitale. Les rues de Port-au-Prince nous rappellent les derniers épisodes de « pays lock ». La violence a augmenté. Pour seulement la journée du 23 février, beaucoup de pertes ont été enregistrées.
En effet, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) exprime sa vive préoccupation face aux graves incidents du dimanche 23 février qui ont fait au moins deux morts, une dizaine de blessés, et des dégâts. Les Nations unies appellent tous les secteurs de la vie nationale, en particulier les éléments de la Police nationale revendiquant de meilleures conditions de travail, à éviter toute situation pouvant provoquer l’escalade des tensions et porter atteinte à la sécurité de la population.
Comme toujours, le BINUH encourage toutes les parties à rechercher des solutions par des moyens pacifiques dans le cadre du fonctionnement des institutions démocratiques et des paramètres établis par la Constitution de la République. Au moment des hostilités du dimanche 23 février, des journalistes et médias ont été attaqués. Ce que les associations de journalistes et de médias ont déploré.
Ainsi, à travers une note de presse, l’Association des journalistes haïtiens (AJH) condamne avec force ces actes qui sont contraires à la Constitution et aux différents traités et conventions ratifiées par Haïti. « Aucun journaliste et aucun média ne doivent pas être la cible d’attaque venant de quelconque groupe », lit-on dans la note. L’Association lance un appel aux différents protestataires à respecter les journalistes et les médias, qui ne font que rapporter les faits. Cette même demande est effectuée l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), l’Association des Médias indépendants d’Haïti (AMIH) qui leur assurent la solidarité en ces moments difficiles.
Evens REGIS
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