La représentante de l’Union européenne visite Techno Group Communication
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L’ambassadrice de l’Union européenne en Haïti, Sylvie Tabesse, a effectué, ce jeudi 12 mars 2020, une visite de courtoisie au Techno Group Communication S.A., propriétaire de Radio Pacific, Télé Pacific et du Journal Le National. Elle en a profité pour faire un plaidoyer en faveur des droits des femmes et des filles en Haïti.
La diplomate s’est entretenue, pendant plus d’une heure avec le P.D.G. de Techno Goup Communication, Ing. Hervé Lerouge. Ensuite, elle a profité de sa visite pour confier aux journalistes du groupe ses premières impressions en Haïti et faire le point sur les 5 nouveaux projets de L’Union européenne, d’un montant de 2,8 millions d’euros, destinés à soutenir les actions de plusieurs organisations de la société civile haïtienne dans la lutte contre la violence faite aux femmes.
Ces projets ont été lancés à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. D’après l’ambassadrice Tabesse, ces 5 projets, qui seront déployés dans tout le pays, serviront à soutenir des actions conçues et exécutées par la société civile, un acteur essentiel dans la lutte pour la démocratie et la construction d’une société haïtienne plus participative et inclusive.
En effet, selon Mme Tabesse, la défense des droits humains a toujours été l’une des priorités de l’instance qu’elle représente en Haïti. « Nous avons symboliquement profité de la Journée internationale des droits des femmes pour lancer ses nouveaux projets avec des organisations de la société civile. Ces cinq projets vont intervenir au niveau des 5 régions du pays. Et l’idée consiste à la fois de promouvoir le droit des femmes et des filles, d’assister et de sensibiliser un ensemble de communautés et de groupes d’hommes pour éviter que ces violences se perpétuent », a-t-elle expliqué.
Elle a également mentionné qu’à travers ces projets l’UE veut agir sur les droits immédiats des femmes et des filles victimes. Et, agir aussi, poursuit-elle, sur la transformation des mentalités et former des institutions qui sont en première ligne pour recevoir et traiter des cas de violence faite aux femmes et aux filles.
Par ailleurs, elle déclare que l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles vont bien au-delà d’une simple question de principe. Il s’agit, selon Sylvie Tabesse, d’un enjeu du développement durable. « Plus les femmes sont autonomes sur le plan économique et financier, plus les inégalités sociales et économiques se réduisent, et plus la société en reçoit les bénéfices », laisse croire la diplomate.
« Même si, à travers le monde, beaucoup d’efforts sont déployés pour améliorer l’éducation des femmes et des filles ou favoriser leur intégration dans le monde de l’emploi, la situation demeure encore préoccupante. À travers le monde, en effet, 35 % de femmes continuent à subir des violences, principalement conjugales, tandis qu’en Haïti 34 % d’entre elles sont victimes de violences domestiques et 12 % de violences sexuelles », lit-on dans un communiqué de presse de l’UE daté du lundi 9 mars 2020.
Selon ce même communiqué, l’UE et les Nations unies sont par ailleurs engagées dans une initiative mondiale, y compris en Haïti, visant à éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles : l’Initiative Spotlight. (link is external). « Ce programme vise à porter l’attention sur ce fléau en le plaçant au cœur des efforts menés pour atteindre l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, en accord avec les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 et sera prochainement lancé en Haïti », a-t-on annoncé à travers ce communiqué.
Cluford Dubois
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